LES MONUMENTS AUX MORTS

Les hostilités de la première guerre mondiale, appelée aussi guerre de 14-18, s’achèvent sur le territoire national par l’armistice du 11 novembre 1918 commémoré chaque année depuis cette date. La cérémonie est prise en charge par les municipalités. Elle se déroule selon un rite analogue dans chaque commune de France : dépôt de gerbes, sonneries, appel des morts au champ d’honneur, minute de silence, hymne national, remise de décorations.

Chaque fois le recueillement s’exprime devant le monument, la stèle ou une simple plaque car chacun pense à ces jeunes français qui quitteront leur foyer, leur travail, leurs parents, leurs amis. Certains reviendront des combats marqués à jamais physiquement et moralement. Mais beaucoup seront atteints dans leur chair : blessés, mutilés voire gazés. D’autres ne rejoindront jamais leur pays natal, tombés là où la mort les a fauchés ou décédés dans un hôpital. Pour ces derniers, l’opinion estime qu’il faut en conserver le souvenir. Dans les années 1920, le gouvernement adresse alors aux maires une note invitant chaque commune aériger un monument destiné à perpétuer leur mémoire.

La municipalité d’Auxon Dessous répond favorablement à cette demande. Celle d’Auxon Dessus le fait de façon plus symbolique mais réelle.C’est au début de l’année 1921 que le projet d’élever un monument aux morts est évoqué.
Pour cela, il faut choisir un emplacement, la forme de l’édifice, un sculpteur, des maçons.
Le meilleur emplacement est l’extrémité nord de l’allée des Marronniers. La propriétaire de ce terrain d’une superficie de 24 centiares 75, Mme BOILLON, l’offre gracieusement et la vente se fait pour le franc symbolique.
La forme retenue du monument aura un soubassement en pierre dure du Jura et la stèle en pierre blanche de la Meuse. La hauteur sera de 3 mètres sur une base de 2 m. Le tout pour un prix forfaitaire de 2 500 francs. Il sera entouré d’une grille en fer en forme de carré de 3,50 m pour un coût de 1 050 francs.
     Un sculpteur est choisi : M. J. GUILLINde Mouthier-Haute-Pierre qui présente un croquis du monument accompagné du devis qui s’élève à 4 550 francs.
     Les fondations, terrassement, maçonnerie, béton, transport et pose coûteront 1 000 francs.Une souscription lancée dans le village a rapporté 547 francs, la commune prendra la différence à sa charge soit 4 003francs. Le marché est passé en novembre 1921.

Le dimanche 13 août 1922, au milieu d’une assistance recueillie de parents et d’amis, a eu lieu l’inauguration et la bénédiction du monument élevé à la mémoire des victimes de la Grande Guerre. Ceux qui en étaient revenus étaient présents. Ils n’étaient pas les héros de cette journée, mais ils ne furent pas oubliés pour autant. En octobre 1919, la municipalité offre un banquet aux démobilisés du village au nombre d’environ 45 et vote à cet effet un crédit de 450 francs sur les fonds libres de la commune. Ils se groupèrent au sein d’une Section d’Anciens combattants.

Ceux qui avaient connu d’autres conflits les rejoignent.
Auxon-Dessus n’avait pas de monument aussi important mais une simple plaque commémorative apposée contre le mur du cimetière de Maupommier.
En septembre 2013 le monument aux morts d’Auxon-Dessous a été déplacé d’une dizaine de mètres sur une nouvelle place ouverte grâce à la destruction de petits bâtiments communaux. 
La création de la commune des Auxons en 2015 a incité les élus  à modifier le monument de la rue du Stade cette année-là afin que les cérémonies du souvenir englobent tous les morts de la nouvelle commune.
Les plaques commémoratives sont modifiées afin d’associer tous les noms des « Enfants du village morts pour la Patrie ». Deux stèles ont été apposées de part et d’autre de l’obélisque. L’une pour les jeunes de dessous, l’autre pour ceux de dessus. La plaque commémorative apposée sur le mur du cimetière de la rue des Marronniers ne sera pas déposée et restera pour mémoire.