L’ÉGLISE SAINT PIERRE

L’église Saint Pierre, dont l’ancienneté daterait du Bas-Empire romain, est citée régulièrement dans le patrimoine de Baume-les-Messieurs dès le début du XII° siècle. Les habitants, pour des raisons inconnues, se rendaient aux offices de l’église de Miserey jusqu’à l’aube du XVIII° siècle. Cette dernière se dressait alors sur le coteau qui domine le village, à l’endroit de l’actuel cimetière et de la chapelle des Saints Féréol et Ferjeux.
Antoine de Grammont, archevêque de Besançon, décidera de la restaurer progressivement à partir de 1741.
En 1781, de nouvelles cloches sont installées.
Fortement dégradées en 1826, l’église menace de s’effondrer mais sera reconstruite l’année suivante. L’état des lieux est préoccupant : « à côté du clocher se trouve la cage d’escalier pour y monter. Ses murs menacent ruine. Le clocher à 100 ans. Le plafond de l’église est abimé. Les murs sont lézardés, il n’est pas prudent de les conserver. L’église est très étroite. Le chœur est fissuré et l’arc double qui le relie au corps principal encore plus. Les murs extérieurs penchent vers le vide parce qu’ils sont poussés par une voûte gothique. La sacristie , voûtée aussi , n’est pas en meilleur état. Les deux parties du bâtiment menacent ruine. Par conséquent, il faut reconstruire totalement l’église en conservant le clocher tel qu’il est, à l’exception du dôme qu’il faut vite refaire.la charpente est pourrie et le fer blanc qui la recouvre hors de service. Il faut aussi mettre trois persiennes aux fenêtres pour se préserver de la pluie et de la neige».

En 1847, après accord du Préfet, le conseil municipal autorise Madame veuve Prost de Besançon à construire à ses frais une chapelle attenante à l’église. Celle-ci sera exécutée par Monsieur Marnotte, architecte.
La toiture devra être proportionnée avec celle de l’église pour des raisons d’esthétisme.
La commune souhaite rester propriétaire du terrain et demande la libre entrée de la chapelle. Ce projet auquel était adjoint un agrandissement de l’église ne verra que partiellement le jour.
Seules les deux sacristies et le chœur seront réalisés. Le maître-autel, le tabernacle et la chaire destinée au prêche seront construits en bois de chêne.
Différentes couleurs seront utilisées pour les peintures : le bronze, le doré, l’acajou,  une imitation de granit gris, de marbre noir, de marbre blanc ou de marbre vert d’Égypte, le bleu turquin, le jaune-violet du marbre de Molinges, le rouge imitant le velours cramoisi.

En 1859, à la demande de la population, des bancs seront fabriqués. La cure sera rénovée en 1870.
Les cloches de l’église ont été coulées en 1887 chez Jules Robert, fondeur à Nancy. L’une s’appelle Augustine Victoire et l’autre Marie Françoise Ferriot. Elles furent électrifiées en 1974.

En 1952, la voûte de l’église menace de s’effondrer. La pierre de clef de voûte dont la place est centrale et sert à maintenir les autres pierres se détache. Il est urgent de faire des travaux et un crédit est voté pour leurs exécutions.

 


En 1997, le toit du clocher est refait à neuf dans le respect des traditionnels clochers comtois. Malgré le mauvais temps, l’inauguration attire une grande partie des villageois. Le spectacle est là avec le travail des grutiers qui mettent en place le nouveau clocher. Le coq qui couronne cette rénovation est accroché par un jeune charpentier qui monte à l’échelle avec une dextérité qui fait frémir les habitants. L’ancienne charpente fut exposée à l’entrée du village jusqu’au jour ou plutôt une nuit un automobiliste passablement enivré la percuta et la fracassa complètement.

En avril 1991, le conseil municipal décide de créer des vitraux afin d’agrémenter les fenêtres qui n’en avaient pas.Ce n’est qu’en 2004 que l’église s’en voit dotée en partie grâce au don de Madame Suzette Faivre-Gallet, une villageoise décédée en 1999. Ces 4 vitraux de style contemporain représentent les 4 évangélistes :Marc, Luc, Mathieu et Jean.

À partir de 2007 diverses rénovations ont été entreprises par la commune. L’installation électrique est adaptée aux normes en cours. L’éclairage permet la mise en valeur des vitraux. Une issue de secours est créée sur la façade nord ainsi qu’un passage incliné pour les personnes à mobilité réduite



En 2020 une réflexion est en cours pour changer le mode chauffage.

Les sculptures ont été réalisées en 1699 par Jean-Philippe de Seigne, de Dole, au temps de Simon et Joseph Buson, seigneurs d’Auxon-Dessous.
L’église possède plusieurs objets d’art et notamment des tableaux datant du XVII° siècle. Il s’agit de la Crucifixion, la Présentation et l’Assomption. L’épouse de Jean-Baptiste Hugon, greffier de justice à Auxon-Dessus en 1704, avait offert le tableau  « Saint Sébastien Martyr ». Le nom du donateur est inscrit au-dessus de la grille qui ferme l’entrée de l’église  avec la mention « J.F. HUGON 1733 »

.